Religion du dieu Noyé

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Drukknalitt.png
Dieu Noyé
ᛞᚱᚢᛣᚾᚪᚱ ᚻᛖᚱᚪDrukknar herra
Description de cette image, également commentée ci-après
Les rivages d'Heilakonungar, lieu saint du culte du dieu Noyé
Classification Religion monolâtre dualiste
Langue Norrois
Origine IXe siècle
Île de Thule
Membre 2 120 546[1]
Clergé Prêtres: 1 871
Hommes noyés: 7 651

Le dieu Noyé (en norrois ᛞᚱᚢᛣᚾᚪᚱ ᚻᛖᚱᚪ translit. Drukknar herra) est une divinité de la mer traditionnellement vénérée sur l'île de Thule. Très peu répandu au delà des frontières de la République norroise, le culte du dieu Noyé est spécifique à l'histoire insulaire du pays. Il est considéré comme le créateur des mers et des océans et comme le père des Norrois, qui ont été créés à son image.

Il s'agit d'un culte dualiste, qui oppose le dieu Noyé au dieu de la Tempête. Cette dernière est une divinité maligne habitant le ciel et les nuages, et ayant juré la destruction des hommes et de toutes leurs œuvres. C'est à lui qu'est traditionnellement attribué les vents violents, les pluies torrentielles et le tonnerre. Les légendes norroises racontent que le dieu Noyé et le dieu de la Tempête sont en guerre depuis « mille mille ans » (ᛗᛁᛚᛄᚪᚱᛝ ᛁᛚᛄᚪᚱᛝᚢᚱ, miljarð miljarður). Plus loin est la mer, plus faible est son pouvoir : cette croyance explique le très faible peuplement des hautes-terres norroises et l'abondance des récits fantastiques à propos de cette région.[2]

Organisation

Prêtres

Un prêtre du dieu Noyé en habits traditionnels.

D'une apparence volontairement négligée, les prêtres du dieu Noyé (en norrois ᛞᚱᚢᛣᚾᚪᚱ ᚷᚩᛝᚪ, Drukknar goða) sont vêtus d'une simple robe rapiécée aux couleurs du dieu Noyé : verte, grise et bleue. Les plus traditionnels d'entre eux vont jusqu'à se tresser des algues aux cheveux et à la barbe, qu'ils n'ont pas coupés depuis leur ordination.

Les prêtres vont boire de l'eau de mer de temps en temps pour renforcer leur foi, et certains ne mangent même que du poisson ou des fruits de mer. Ils sont censé ne pas avoir de domicile fixe, marcher pieds nus ou encore ne se laver que dans l'eau salée de la mer ; cependant ces precepts ne sont plus qu'exceptionnellement considérés.

Dans la culture norroise, ce sont à travers les prêtres que le dieu Noyé s'exprime. De ce fait, leurs paroles sont, encore aujourd'hui, très respectés. De plus, l'absence d'écritures saintes a mené à une très forte tradition orale, qui enseigne les prières et les rituels.

Hommes noyés

Coutumes

Le dieu Noyé a la particularité de n'avoir ni temple dédié, ni livre saint, ni idole.

Les Norrois croient que le Dieu noyé fait à chaque homme un cadeau, quelque chose dans lequel il excelle (comme par exemple le combat, l'éloquence, l'inventivité, etc.). Il n'accorde pas son aide aux lâches, seulement aux audacieux.

Lorsque la mer devient plus agitée, que les vagues grossissent et que le vent se lève, il est de tradition de dire : Drukknar herra vaknar, « le dieu Noyé se lève ».

Baptême

Selon les precepts de l'Ancienne voie, les nouveaux-nés sont censés être plongés intégralement dans l'eau salé : il s'agit du saltur skírni, ou « baptême de sel ». Cependant, l'immense majorité des baptême de sel se font désormais sans submersion de la tête, pour des raisons évidentes de sécurité.

Néanmoins, les hommes noyés (dont certains seront un jour prêtres) sont toujours noyés jusqu'à l'asphyxie. Tout au long de la submersion, le prêtre récite alors la litanie suivante :

« Fais que ton serviteur renaisse de la mer comme tu en renaquis ;

Accorde-lui la bénédiction du sel, la bénédiction de la pierre, la bénédiction de l'acier.

Laisse la mer le purifier de ses folies et de ses vanités.

Laisse ses poumons se remplir d'eau de mer,

Laisse le poisson manger l'écaille de ses yeux,

Ce qui est mort ne saurait plus mourir.

Mais ressurgit plus rude et vigoureux. »

Une fois la prière terminée et le futur homme noyé inconscient, le corps est sorti de l'eau puis réanimé par un prêtre du dieu Noyé, à travers une série de gestes rituels appelés lífur kossa, ou « baiser de la vie » (il s'agit en fait, à quelques points près, d'une réanimation cardio-pulmonaire). Les accidents sont rares[3], mais poussent régulièrement au débat sur le bien-fondé de cette pratique[4].

Les haut-rois étaient eux aussi noyés, avant d'être couronné par du bois flotté. Cependant, la litanie différait de quelques points de l'originale :

« Fais que [Nom du futur haut-roi] renaisse de la mer comme tu en renaquis ;

Accorde-lui la bénédiction du sel, la bénédiction de la pierre, la bénédiction de l'acier.

Écoute les vagues, écoute le seigneur.

Il nous parle et Il dit : vous n'aurez d'autre roi que [Nom du futur haut-roi].

Laisse la mer le purifier de ses folies et de ses vanités.

Laisse ses poumons se remplir d'eau de mer,

Laisse le poisson manger l'écaille de ses yeux,

Ce qui est mort ne saurait plus mourir.

Mais ressurgit plus rude et vigoureux. »

La cérémonie étant allongé ainsi de plusieurs dizaines de seconde, cela augmentait d'une manière considérable le risque de décès. On compte dans l'histoire norroise six haut-rois qui n'ont pas survécu à ce baptême particulièrement éprouvant;

Bénédiction

Exécutions rituelles

Les condamnés à mort sont traditionnellement exécuté par noyade (de préférence dans de l'eau salée), en tant que sacrifice au dieu Noyé. La mort par noyade est considérée comme la plus pure et elle est censée expier les péchés des criminels. Cependant, depuis 1971, les condamnés à mort peuvent faire appel pour demander à être exécuté dans des moyens plus conventionnels (par pendaison, ou par les armes si le condamné est un militaire). Néanmoins, le dernier condamné à mort à ce jour a été noyé (2006).[5]

Rite funéraire

Histoire

Notes et références

  1. Nombre de personnes ayant reçu le baptême de sel en 2019.
  2. Cf: le célèbre poème Á Sprengisandí http://vasel.yt/wiki/index.php?title=République_norroise#Litt.C3.A9rature
  3. 19 morts depuis le début du XXe siècle
  4. De nombreux intellectuels norrois ont souhaité la fin des noyades suite à la mort de Stefnir Ásbjörnsson en 2001.
  5. Ingi Ákason, condamné pour meurtre avec préméditation, n'a pas fait appel, et fut par conséquence noyé le 26 septembre 2006.
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