Insurrection de Maris Cantii

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Insurrection de Maris Cantii
Le Mois Sanglant
InsurectionMarisCantii.jpg
Peinture représentant le ralliement du 43e régiment d'infanterie du Général Ienbrana durant le premier jour de l'insurrection.
Informations générales
Conflit Révolution vaseloise
Date 5 mars 1802 - 9 avril 1802
Lieu Maris Cantii
Issue Affaiblissement du pouvoir royal
Belligérants
Drapeau Vasel old.png Royaumes de Cantii Drapeau Vasel.png Révolutionnaires
Commandants
Drapeau Vasel old.png Georges II Drapeau Vasel.png Jean Ienbrana
Drapeau Vasel.png Simon Royer
Forces en présence
130 000 hommes 25 000 à 30 000 hommes
Pertes
18 177 morts au combat
26 454 blessés
1 183 disparus
2 510 morts au combat
4 454 blessés
261 disparus

Carte Vasel Vierge.png

Localisation de la ville
Maris Cantii
Maris Cantii sur la carte topographique du Vasel

L'insurrection de Maris Cantii de 1802, communément appelée le Mois Sanglant, est une période insurrectionnelle de l'histoire de Maris Cantii qui dura un peu plus d'un mois, du 5 mars 1802 au 9 avril 1802. Cette insurrection, organisée par Simon Royer puis rejoint par Jean Ienbrana, est considérée comme l'événement inaugural de la Révolution vaseloise et affaiblit considérablement le pouvoir royal. Malgré la reprise de la capitale par l'armée royale, les Révolutionnaires en sortent grands gagnants en détruisant la Citadelle Thylacine et en ralliant plusieurs régiments royaux comme le 43e régiment d'infanterie.

À l'origine de l'insurrection

Le contexte social

La société sous monarchie absolue repose sur la suprématie de la noblesse écrasant les 98% de la population vaseloise

L'essor de nouvelles catégories sociales dans les villes et dans les gros bourgs est indéniable. On distingue d'une part une bourgeoisie marchande ou financière, qui profite de l’enrichissement global, des paysans riches qui peuvent offrir à leurs enfants une éducation, et d'autre part une bourgeoisie de fonctionnaires et d'hommes de loi qui aspire à jouer un rôle politique.

Cependant, face à cette concurrence, la noblesse réimprime le principe de la supériorité de la naissance sur la fortune et l'instruction : c’est la réaction seigneuriale et nobiliaire. La noblesse cherche par ailleurs à optimiser les revenus tirés de l'exploitation de leurs terres avec pour effet d'en priver et d'appauvrir les paysans non propriétaires.

Plusieurs famines successives vont endeuillés les faubourgs des grandes villes et les campagnes faisant montées la grogne.

Qui sont les insurgés ?

L'insurgé-type de 1802 est un travailleur marisois, un homme d'une trentaine d'années. Parmi ces insurgés, on rencontre principalement les marines, les ouvriers du bâtiment, les journaliers, et les travailleurs du métal, ouvriers d'ateliers ou de petites fabriques. Viennent ensuite les employés, les cordonniers-savetiers, les marchands de vin et les ouvriers du livre. La plupart des insurgés vivent dans les faubourgs nord de Maris Cantii.

Le déclenchement

Le 5 mars 1802, sort dans un journal ouvrier, une tribune du musicien, ingénieur et politicien Simon Royer dénonçant les abus du pouvoir royal. Malgré de nombreux articles similaires depuis différents mois par divers personnalités, la tribune de Simon Royer embrase de beau matin le faubourg Thylacine, situé à l'extrémité nord du Port militaire de Maris Cantii et longeant la Citadelle du même nom. Très rapidement, des rumeurs de représailles du Guet Royal s’emparent du petit faubourg mais aussi des quartiers alentours. Les royalistes vivant dans les quartiers insurrectionnelles seront les premiers à subir la colère et la violence des révolutionnaires.

La Mobilisation populaire

Simon Royer fait apparition dans le faubourg Thylacine vers dix heures sous l'acclamation de la foule et prend contrôle avec ses fidèles du mouvement révolutionnaire. Le Général Ienbrana est averti de la situation dans le même temps et reçoit l'ordre du Roi Georges II de mater l’insurrection quitte à raser les faubourgs autour de la Citadelle rappelant le massacre commit à Saint-Martin en Leu lors de la répression de 1787. Cependant le point de rupture avec le pouvoir royal est atteint lors de la réception de l'ordre royal faisant basculer le général et les 6500 hommes du 43e régiment d'infanterie aux cotés des forces révolutionnaires.

Simon Royer et Jean Ienbrana se rencontrent vers midi et demi rue de l'aiguade alors que les troupes révolutionnaires marchent vers la Citadelle. Le général donne alors accès aux arsenaux de la citadelle aux révolutionnaires peu et mal armés avant de continuer leurs progressions dans les différents faubourgs.

Le Roi n'est mit au courant du ralliement du 43e RI qu'aux alentours de quinze heures alors que le mouvement compte déjà plus de 15 000 hommes armées et prend racine dans tout les quartiers ouvriers du nord de Maris Cantii. Georges II décide alors de prendre personnellement le commandement de la répression royale.

Les premières réelles escarmouches avec l'armée royale se produisent à dix-sept heures Place de Treveri.

Le Mois Sanglant

Peinture des combats du pont Catuvellauni.

Une grande partie de l'action des insurgés fut absorbée dans la lutte contre les offensives menées par les troupes royales loyales au Roi.

Face à une armée de plus de 90 000 militaires, expérimentée et bien armée, les révolutionnaires disposent des hommes du 43e régiment d'infanterie et comptent jusqu'à 30 000 insurgés. Malgré une inexpérience militaire pour une majorité d’entre eux, ils vont repousser les forces royales jusqu'au pont Catuvellauni franchissant le Merani à seulement quelques mètres du Palais royal. La rivière va vite devenir la ligne de front nord de l’insurrection mettant le Palais royal à portée des canons révolutionnaires faisant fuir la monarchie vers Montrault. Dans le même temps, le port militaire est prit sans grandes résistances alors qu'une partie de la flotte royale est dans l'Océan Transgécéen.

Les forces révolutionnaires contrôlent plus de 70% de la capitale lors de l'arrivée des renforts provenant de Treveri le 24 avril 1802. Ce sont plus de 50 000 militaires qui viennent renforcés et remplacés les pertes royales portant à près de 130 000 hommes les forces régulières.

Le 28 avril, l'un des dépôts de munition de la Citadelle Thylacine explose suite à un incendie, détruisant une grande partie de l'ensemble. Certaines sources évoquent un incendie volontaire par les révolutionnaires pour détruire le symbole militaire de Maris Cantii oppressant les faubourgs de la ville, d'autres sources parlent d'un incendie causé par un espion royaliste afin de détruire une partie des munitions.

Les sanglants combats continuent quartier par quartier, rue par rue, maison par maison faisant reculer petit à petit les insurgés, qui causent malgré tout de nombreuses pertes à l'armée. Le rapport de force d'un pour cinq oblige Simon Royer et Jean Ienbrana à quitter Maris Cantii pour Saint-Martin en Leu dans la nuit du 8 au 9 avril 1802.

L'armée royale comptera plus de 18 000 morts, 26 000 blessés et 1 180 disparus parmi ses meilleures unités. Les forces révolutionnaires vont quand à elle perdre 7225 hommes dont 2 510 morts et absorbée les régiments d’expériences que sont le 43e régiment d'infanterie et le 58e régiment d'infanterie.

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