Gallia

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République Gallienne
Drapeau
Drapeau de Gallia.
Blason
Armoiries de Gallia.
Galli llocalisation.png
La République Gallienne (en vert) dans le monde.
Devise nationale Ni Dieu ni maître
Hymne national Concordia Felix Heureuse par la concorde
Administration
Forme de l'État W:République
Président Cuco
Langue officielle Deltan
Capitale Paname
Géographie
Plus grande ville Derry, Montclair, Caprica, Longsanglot
Fuseau horaire UTC +9
Démographie
Gentilé Brocélien
Population totale 23 459 763 hab.
Économie
PIB nominal par hab. Crédit Gécéen
Monnaie Phillion
Divers
Code ISO 3166-1 GA
Domaine Internet .ga
Indicatif téléphonique +48
Lien sur le site GC

Gallia, en forme longue la République Gallienne, est une république constitutionnelle unitaire ayant un régime parlementaire à tendance présidentielle, située en Philicie et partageant ses frontières avec l'Australia, le Sunrise, l'Helvenie, et l’océan Atlantide. Elle comptait 24,5 millions d'habitants en 2013. Elle est un pays ancien, formé dès l’antiquité. Elle joue un rôle important dans l’histoire mondiale malgré sa taille par l’influence de sa culture et de ses valeurs démocratiques, laïques et républicaines. Gallia a le dixième plus important produit intérieur brut au monde. Son économie, de type capitaliste avec une intervention étatique assez forte, fait d’elle un des leaders mondiaux dans les secteurs de l’agroalimentaire, de l’aéronautique, de l’automobile, des produits de luxe, et du tourisme.

Étymologie

Les auteurs deltans utilisent déjà le nom de Gallia au IIe siècle avant l'ère commune, et il est fort probable que son emploi soit plus ancien.

Il dérive du deltan gallus « coq », l'animal emblématique du pays. De là provient l’expression ‘Le coq a donné son nom à Gallia.’

Symboles

Les principaux symboles et signes distinctifs de Gallia sont :

• Le Coq qui se distingue par deux traits: il est hardi (c'est-à-dire que sa patte droite est levée, signe d'un coq combattant, ce qu’accentue sa couleur rouge) et le bec est fermé. Plusieurs éléments ont favorisé le choix du coq : - l’image du coq est associée depuis longtemps à Gallia; - dans l’Antiquité, cet animal fait figure de symbole solaire ; - dans la tradition nordique, on l’assimile plutôt à la vigilance guerrière ainsi qu’à un gardien de la vie ; - certaines religions lui attribuent de surcroît le pouvoir de faire reculer les démons et le lion, volontiers assimilés à l’esprit du mal.

•Son drapeau, symbole officiel constitué de trois bandes verticales, bleu ciel et blanche (milieu). Le bleu symbolise l'océan qui borde le pays et le blanc signifie la pureté des valeurs du pays. Au centre est frappé un coq hardi rouge (voir supra).

Climat

Le climat de Gallia est varié. Les zones peuplées et situées sur la côte d’Almadraba, Amphoria et Pyk sont caractéristiques d'un climat méditerranéen. L'intérieur (y compris la province de Paname) abrite principalement un climat tempéré. La région de Montclair est marquée par un climat montagnard, voire alpin sur les plus hauts sommets.

Sur la Riviera gallienne, les étés sont chauds et secs, et la température maximale peut atteindre 35 °C, voire 40 °C. Le printemps et l'automne sont généralement des saisons pluvieuses.

L'été est la saison pluvieuse dans les vallées du Mont Ecarlate avec de fréquentes tempêtes. L'hiver est frais ou froid selon la localisation. Il y neige souvent, y compris à basse altitude.

L'intérieur de Gallia peut être chaud, et reste humide en été. La température est alors d'environ 30 °C. Les nuits sont plus froides que sur la côte, avec des températures de l'ordre de 14 °C à 16 °C. Le brouillard n'est pas rare dans les vallées et les plaines, il peut être particulièrement résistant et peut être accompagné par des périodes de bruine verglaçante au cours de l'hiver près de la Seine et d'autres vallées de rivières.

Quant à Caprica, elle se trouve dans la zone tempérée nord sur la façade orientale du continent philicéen, et son climat dépend de cette position géographique, de la circulation méridienne des masses d'air et de la proximité d'un courant marin froid. Selon la classification de Köppen, le climat est continental humide. En effet, les hivers sont froids et humides, avec parfois des précipitations neigeuses et plusieurs jours de gel. Les étés sont chauds et humides.

Printemps et automne sont courts et changeants. Avant l'hiver, Caprica peut connaître quelques jours de chaleur appelés « été indien ». Le total annuel des précipitations est relativement important (environ 1 200 mm) et les pluies sont réparties de façon à peu près égale sur l'année.

Économie

L'économie gallienne se distingue par un profil industriel très marqué. La répartition des secteurs est la suivante : • secteur primaire : 2,8 % ; • secteur secondaire : 37,2 % ; • secteur tertiaire : 60 %.

En 2015, le PIB de la République de Gallia atteint 202.509 millions d'euros et le PIB par habitant 29.445 €. Cette même année, la croissance du PIB s'élève à 3,7 %.

Gallia est une importante destination touristique. Le tourisme balnéaire se concentre principalement sur la ville d’Almadraba, les plages d’Amphoria et la ville médiévale de Pyk. Paname est pour sa part une des métropoles les plus visitées au monde. Dans la région de Montclair, il existe plusieurs stations de ski.

Les caisses d'épargne ont une grande implantation en Gallia, de même que les banques privées, dont le rang est élevé.

La Bourse de Paname qui représente, en 2014, près de 205 milliards d'euros d'échange, est une importante place financière.

La Foire d’Almadraba organise des congrès de caractère international sur les différents secteurs de l'économie.

La principale dépense économique pour les familles galliennnes est l'achat d'une maison. Paname est la ville la plus chère de Gallia, avec un prix moyen de 3.700 € au mètre carré.

L'endettement du pays, avec 41 milliards d'euros de dette en 2015, est peu élévé.

Histoire

L'occupation humaine du territoire correspondant aujourd'hui à la République de Gallia est fort ancienne.

Aux groupes présents depuis le Paléolithique et le Néolithique sont venues s'ajouter des vagues de peuplement successives composées de Celtes, de peuples teutons et deltans. À partir du début du second millénaire, c'est la monarchie gallienne qui construit l'unité territoriale du royaume de Gallia. Avec la Révolution du 17 juin 1789 se constitue la première unité politique se réclamant du peuple gallien. C'est l'acte de naissance de l'Etat actuel.La période contemporaine est marquée par des efforts d'unification linguistique et culturelle, par un enrichissement du pays et par une immigration venant de l'ensemble du monde gécéen.

Préhistoire, Protohistoire et Antiquité

La présence humaine sur le territoire de la République gallienne actuelle remonte au Paléolithique inférieur ; les traces les plus anciennes de vie humaine datent d’il y a environ 1 800 000 ans. L’homme est alors confronté à un climat rude et variable, marqué par plusieurs ères glaciaires qui modifient son cadre de vie. Gallia compte un nombre important de grottes ornées du Paléolithique supérieur.

Vers -10 000, à la fin de la dernière ère glaciaire, le climat s’adoucit. À partir de -7 000 environ, cette partie de la Philicie orientale entre dans le Néolithique et ses habitants se sédentarisent, même si l’évolution est différente selon les régions. Après un fort développement démographique et agricole aux IVe et IIIe millénaires, la métallurgie fait son apparition à la fin du IIIe millénaire, d’abord avec le travail de l’or, du cuivre et du bronze, puis avec celui du fer au viiie siècle.

En -600, des Génétiens originaires d’Aurinéa fondent la ville portuaire d’Almadraba ; à la même époque, quelques peuples celtes pénètrent dans le territoire de la Gallia actuelle, mais cette occupation ne se généralise à la totalité de ce territoire qu’entre les Ve et IIIe siècles av. l’ère commune. La notion de Gallia apparaît alors ; elle correspond aux territoires de peuplement celte, avec lesquels le comptoir d’Almadraba a noué de profondes relations commerciales. Gallia est alors un pays prospère, dont la partie méridionale est de plus en plus soumise aux influences deltanes et génétiennes.

De nombreuses villes, conçues à l’image des villes aurinéennes, sont fondées durant la période antique, dont Paname, appelée à être la capitale de la Gallia actuelle. Les religions aurinéennes se superposent aux cultes galliens sans les faire disparaître, les divinités se confondant peu à peu dans un même syncrétisme.

Il n’y a cependant pas à proprement parler d’unité politique de ce territoire à cette époque : le mot Gallia correspond à une aire culturelle et militaire fondée sur une centralité religieuse et des fédérations de peuples alliés ou tributaires qui se comprenaient et se donnaient une origine commune, ainsi que le montrent les commentaires de l'antiquité et du haut Moyen Âge. Le nom « Galliens » ne désigne pas les individus habitants de ce territoire, mais les diverses cités unies par un statut d'allié, de tributaire ou d'invité (pour les peuples ou les éléments de peuples étrangers formant une colonie ou bénéficiant d'un traité d'hospitalité).

Le Royaume de Gallia au Moyen Âge

La fusion des héritages gallo-deltans, des apports celtes et génétiens déjà réalisées durant l’antiquité a permis au chef deltan Clodette Ier de facilement consolider sa conquête de Gallia en 931.

En 987, son petit-fils Hugues Clapet est élu roi de Gallia ; la monarchie devient héréditaire, et les Clapétiens règneront sur Gallia pendant plus de 800 ans. Si dans un premier temps ceux-ci restent profondément liés à l’empire deltan, à partir du XIIe siècle, le pouvoir royal commence à s’affirmer face aux princes d’Aurinéa.

Le royaume clapétien atteint un apogée au XIIIe siècle, et l’art et la culture deltans galliennisés s’affirment en Philicie.

Le XIVe et la première moitié du XVe siècle voient Gallia plonger dans une crise grave, dont les expressions sont multiples ; à un problème de succession à la tête du Royaume de Gallia, qui ravage le pays, va s’ajouter une crise démographique — la peste noire tue à partir de 1347 au moins un tiers de la population du royaume —, sociale — les insurrections paysannes et urbaines se multiplient —, économique et religieuse. Mais la monarchie, si elle est également touchée par cette crise, n’en sort que renforcée : le pouvoir central, qui s’est définitivement installé à Paname, se dote de nouvelles institutions et met en place une armée et un impôt permanents.

Indépendance et Monarchisme (XVIe-XVIIIe siècle)

À partir de 1494, les souverains galliens mènent de multiples guerres contre l’empire deltan aurinéen, duquel ils s’estiment indépendants. Leurs règnes sont aussi marqués par un renforcement du pouvoir royal, qui tend à devenir absolu, et par une Renaissance littéraire et artistique. En 1539, le français devient officiellement la langue administrative et judiciaire du Royaume. Mais l’unité de Gallia autour de la personne du roi est bousculée dans la deuxième moitié du XVIe siècle par une tentative de reconquête de l’empire deltan, qui échouera de justesse, et par une crise économique . Leo XIII (1610-1643), malgré la situation financière critique de la monarchie, doit faire face à l’opposition de souverains deltans soucieux de reprendre leurs anciens pouvoirs, et mènera plusieurs guerres victorieuses à l’issue desquelles toute prétention aurinéenne sur Gallia aura pris fin.

A sa suite, Leo XIV affirme plus que jamais le caractère absolu de son pouvoir, s’entoure d’artistes et de savants, et fait construire un réseau de villes fortifiées aux frontières du Royaume.

S’ensuit une nouvelle période de paix en Gallia qui connaît une forte vitalité démographique, économique — la croissance de la production agricole s’accompagne d’une proto-industrialisation, notamment dans le secteur textile — et surtout intellectuelle et culturelle.

La révolution de 1789 et l’époque moderne

Leo XVI, qui accède au trône en 1774, se révèle incapable de trouver une solution au surendettement de la monarchie et doit convoquer les états généraux en 1788. Les délégués envoyés aux États généraux qui s’ouvrent le 5 mai 1789 outrepassent rapidement les pouvoirs qui leur sont attribués, et s’érigent en une Assemblée nationale constituante qui décide l’abolition des privilèges, adopte une Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et proclame la République.

Leo XVI, qui s’était échappé par la mer, échouera dans sa tentative de reprise du pouvoir malgré le soutien de troupes deltanes, et périra le 21 janvier 1793 lors de la bataille navale de Caprica.

Malgré sa naissance chaotique, la République est le plus stable des régimes politiques qu’a connus Gallia. Les républicains mettent peu à peu en place leur projet politique : l’école est rendue gratuite, laïque et obligatoire en 1881-1882, les libertés de presse et de réunion sont accordées en 1881, le divorce et les syndicats sont autorisés en 1884 tandis qu’est instauré le suffrage universel masculin, et les Églises sont séparées de l’État en 1905. Si plusieurs crises politiques se succèdent , la menace principale pour la République vient désormais de l’extérieur, où la guerre apparaît de plus en plus imminente.

Elle se concrétisera avec la Grande Guerre Gécéenne, qui verra une grande partie du territoire gallien occupé assez rapidement, malgré de farouches combats. La résistance acharnée des troupes stationnées à Paname, dont un siège long et cruel échouera à mettre fin, permettra la stabilisation du front au niveau de la Seine. Pendant cette période noire des poches de résistance subsisteront dans le sud envahi, Caprica et Montclair parvenant même à la toute fin de la guerre à se libérer par leurs propres moyens, avant l'arrivée des troupes qui finiront par réaliser une contre -offensive victorieuse.

Depuis la Grande Guerre Gécéenne, la période contemporaine est marquée par des efforts d'unification linguistique et culturelle, par un enrichissement du pays et par une immigration venant de l'ensemble du monde gécéen.

Une période de renouveau commence alors pour Gallia : l’après-guerre voit la création de la Sécurité sociale et le droit de vote accordé aux femmes, tandis que Gallia entame dans le même temps une période de forte croissance économique, qui se poursuit à ce jour.

Dans les années 1970, plusieurs lois actent les mutations de la société gallienne, comme la loi qui légalise l’interruption volontaire de grossesse (IVG), ou l’abaissement de 21 à 18 ans de l’âge de la majorité. En 1981, la République adopte l’abolition de la peine de mort et le 6 mai 2012, une loi légalisant le mariage homosexuel est adoptée.

Depuis l’après-guerre, la politique étrangère de la République Gallienne est caractérisée par une volonté d’indépendance, ce qui s’est traduit par la mise au point par Gallia d’armes nucléaires en 1966.

Gallia mène une politique active d’aide aux pays en voie de développement, l’aide publique au développement représentant 0,39 % du revenu national brut gallien en 2007, un des taux les plus élevés de Philicie.

Ancien membre de l’Union Philicienne, Gallia l'a finalement quittée le 15/07/2013 en raison de tensions avec les pays voisins.

Système politique

Depuis le 21 septembre 1792, date de la proclamation de l'abolition de la royauté, Gallia est une République, à dominante parlementaire, définie par les lois constitutionnelles de 1875.

L’institution des grandes libertés, ainsi que celle entre 1879 et 1885 de l’école obligatoire, gratuite et laïque ont notamment permis d’enraciner la République dans les mentalités.


Organigramme de la République gallienne.


Les droits de l’Homme : une priorité de la politique étrangère de la République Gallienne

"Gallia veut être exemplaire, non pas pour faire la leçon mais parce que c’est son histoire, c’est son message. Exemplaire pour porter les libertés fondamentales, c’est son combat, c’est aussi son honneur." Le Président de la République Gallienne

Les droits de l’Homme sont définis comme les droits inaliénables de tous les êtres humains, quels que soient leur nationalité, lieu de résidence, sexe, origine ethnique ou nationale, couleur, religion, langue ou toute autre condition et recouvrent de nombreuses thématiques.

La protection des droits de l’Homme, tels que consacrés dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme, se situe au centre des travaux du Ministère des Affaires Etrangères de Gallia qui rappelle que ces droits sont universels, indissociables, interdépendants et intimement liés. Ces droits font partie des valeurs fondatrices de la République gallienne comme cela a été proclamé dans le préambule de notre Constitution. Leur respect est au cœur de l’exercice de la démocratie à Gallia et de notre engagement au sein de l’Union philicienne et des organisations internationales.

Cet engagement se traduit par des actions sur le plan politique et diplomatique au niveau national, philicien et gécéen et se conjugue avec des actions de coopération et de soutien sur des thématiques prioritaires.

La République Gallienne est particulièrement engagée sur plusieurs thématiques : l’abolition universelle de la peine de mort, la lutte contre l’impunité, les détentions arbitraires et les disparitions forcées, le respect des droits des femmes, la lutte contre l’enrôlement d’enfants-soldats ainsi que la lutte contre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Ces projets sont conduits en partenariat avec la communauté internationale, les organisations internationales ainsi qu’avec les ONG galliennes ou étrangères.

Au-delà de ces thématiques, la diplomatie gallienne s’attache à combattre par son action, dans les enceintes multilatérales et dans le cadre de ses relations bilatérales, les violations des droits de l’Homme partout où elles sont commises.

Culture

Sol invictus

Représentation du Sol invictus.

Sol Invictus est une divinité solaire apparue sous l'Ancien Régime de Gallia, et qui a connu une grande popularité dans l'armée gallienne.

Le Roi Léo Ier est celui qui lui assure une place officielle à Paname en proclamant que le Soleil invaincu est le patron principal du royaume de Gallia. Il décida d'instaurer un culte commun à tout le Royaume afin de renforcer le lien commun entre les provinces : en effet chaque cité, chaque province, restait attachée aux cultes païens locaux, dont les rites et les formes pouvaient varier considérablement. Ce nouveau culte devait donc être suffisamment neutre pour être accepté par les différentes populations de Gallia.

Il choisit un culte solaire, le Soleil étant censé être universel, le culte de Sol Invictus, le Soleil Invaincu. Léo Ier lui fit édifier à Paname un temple sur le Champ de Mars, créa un collège de Pontifes du Soleil et fit du culte de Sol Invictus une sorte de religion de l'État (et non une religion d'État), auquel se substituera le culte de la Raison après la Révolution gallienne. Cette initiative n'annonce pas le monothéisme, car la nouvelle divinité, loin d'être exclusive des autres, se superposait simplement aux cultes païens, Gallia restant fondamentalement polythéiste. Une grande fête du Soleil Invaincu avait lieu le 25 décembre, soit la date du solstice d'hiver : c'était le Dies Natalis Solis (« Jour de naissance du Soleil »).

Ce nouveau culte, précurseur du culte de la Raison, et comme lui construction intellectuelle savante à visée politique, fut bien accueilli, a provoqué la disparition progressive des cultes païens galliens, et a ralenti fortement la progression du christianisme en terres galliennes, où il fut toujours minoritaire.

Cette religion du Soleil Invaincu s'adressait davantage aux militaires qu'aux civils, qui ne faisaient guère que suivre le mouvement, et elle fut, de fait, très répandue dans l'armée où elle est restée longtemps très vivace.

Le Roi Léo XIV, fervent adorateur de ce dieu, fera frapper sur les monnaies la légende « Soli Invicto Comiti », « Au Soleil invaincu qui m'accompagne ». C'est lui qui fera du « Jour du Soleil », correspondant au dimanche, le jour du repos hebdomadaire.

Le culte de la raison

Représentation du culte de la raison.

Gallia occupe une place à part dans l'histoire de l'humanité, comme étant le seul Etat qui, par un décret de son assemblée législative, a déclaré que Dieu n'existe pas et dont la vaste majorité de la population, tant dans la capitale qu'en province, les femmes aussi bien que les hommes, a accueilli cette nouvelle par des danses et des chants d'allégresse.

Fondé lors de la Révolution Gallienne, le culte de la Raison est célébré dans les anciennes églises désacralisées, où la déesse Raison incarnée par une jeune femme, est accompagnée du dieu Progrès et des prêtresses de la Philosophie.

Son but est de supprimer les supertistions: il s'agit de fonder « sur les débris des superstitions détrônées la seule religion universelle, qui n'a ni secrets ni mystères, dont le seul dogme est l'égalité, dont nos lois sont les orateurs, dont les magistrats sont les pontifes ».

Figurez-vous ce spectacle ! Une jeune fille de vingt ans placée sur les autels, vêtue de blanc et de rouge, entourée de bandelettes d’or qui voltigent dans l’air ; une jeune fille qu’on adore et devant laquelle on s’incline ; puis portée en procession, entourée d’un cortège de douze femmes, traversant les places publiques au milieu de danses joyeuses du peuple, pour qu’elle puisse constater la destruction des derniers vestiges de l'ancienne religion ! C’est donc l’idole des philosophes, cette jeune fille.

Le culte de la Raison comme fondement de la République Gallienne

Lorsque fut inauguré par l’Assemblée nationale et par les plus hautes autorités civiles et législatives le nouveau culte, les portes de la Convention s’ouvrirent toutes grandes pour livrer passage à une bande de musiciens, à la suite de laquelle les membres du Conseil municipal de Paname entrèrent en procession solennelle, chantant un hymne en l’honneur de la liberté et escortant, comme objet de leur culte futur, une femme voilée dénommée la Déesse de la Raison. Dès qu’elle se trouva dans l’enceinte, on la dépouilla solennellement de son voile et elle prit place à la droite du président. C’est à cette femme, considérée comme le meilleur emblème de la raison qu’ils adoraient, que la Convention nationale de Gallia rendit un hommage public.L’instauration de la Déesse de la Raison fut répétée et imitée dans toutes les parties de Gallia où les habitants voulaient démontrer qu’ils étaient à l’égalité des grandeurs de la Révolution.

L’orateur introduisit le culte de la Raison en ces termes :" Législateurs, le fanatisme a cédé la place à la Raison. Ses yeux ensommeillés n’ont pu soutenir l’éclat de la lumière. En ce jour, une foule immense s’est assemblée sous ces voûtes gothiques qui pour la première fois, ont fait raisonner la vérité. Les Galliens y ont célébré le vrai culte, celui de la liberté, celui de la raison. C’est là que nous avons formulé des souhaits pour la prospérité des vues de la République. Là, nous avons abandonné des idoles inanimées pour la Raison, pour cette image animée, le chef-d'œuvre de la nature". Lorsque la déesse fut amenée devant la Convention, le président la prit par la main et dit en se tournant vers l’Assemblée : « Mortels, cessez de trembler devant le tonnerre sans pouvoir d’un Dieu que vos coeurs ont créés. Ne reconnaissez plus désormais d’autre divinité que la Raison. Je vous offre sa plus noble et sa plus pure image ; s’il vous faut des idoles, n’apportez plus vos hommages qu’à celle-ci... Tombe devant l’auguste Sénat de la Liberté, ô voile de la Raison ! ». Après avoir reçu l’accolade du président, la déesse, montée sur un char magnifique, fut conduite parmi une foule immense, à la cathédrale de Notre-Dame pour remplacer la divinité. Placée sur un autel élevé, elle reçut les adorations de tous ceux présents.

Quelques temps après, on brûla la Bible publiquement, en criant : ‘Vive la Raison !’ et, portant au bout d’un bâton les restes à demi brûlés de livres dont entre autres, les bréviaires, les missels, l’Ancien et le Nouveau Testament, et le président déclara « Ils ont expié dans un grand feu pour toutes les sottises qu’ils ont fait commettre à la race humaine».

Bien des années plus tard, le Président de la République Emile Chartier, écrira : « Je vois que la Raison est éternelle […], et qu’elle est le vrai Dieu, et que c’est bien un culte qu’il faut lui rendre. […] Les hommes sentent bien tous confusément qu’il y a quelque chose de supérieur, quelque chose d’éternel à quoi il faut s’attacher, et sur quoi il faut régler sa vie. Mais ceux qui conduisent les hommes en excitant chez eux l’espoir et la crainte leur représentent un Dieu fait à l’image de l’homme, qui exige des sacrifices, qui se réjouit de leurs souffrances et de leurs larmes, un Dieu enfin au nom duquel certains hommes privilégiés ont seuls le droit de parler. Un tel Dieu est un faux Dieu. La Raison, c’est bien là le Dieu libérateur, le Dieu qui est le même pour tous, le Dieu qui fonde l’Égalité et la Liberté de tous les hommes, qui fait bien mieux que s’incliner devant les plus humbles, qui est en eux, les relève, les soutient. Ce Dieu-là entend toujours lorsqu’on le prie, et la prière qu’on lui adresse, nous l’appelons la Réflexion. C’est par la Raison que celui qui s’abaisse sera élevé, c’est-à-dire que celui qui cherche sincèrement le vrai, et qui avoue son ignorance, méritera d’être appelé sage ».