Révolution vaseloise

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Révolution vaseloise
PontCatuvellauni.jpg
Peinture des combats du pont Catuvellauni lors de l'Insurrection de Maris Cantii en 1802.
Date 5 mars 1802 - 30 janvier 1813
(10 ans, 10 mois et 25 jours)
Lieu Drapeau Vasel.png Vasel
Résultat Naissance de la monarchie constitutionnelle;
Indépendance officieuse vis à vis de l'Empire Deltan;
Annexion du Royaume de Branaut.
Chronologie
5 mars - 9 avril 1802Insurrection de Maris Cantii
9 avril - 15 avril 1802La Marche du Nord
18 avril 1802Proclamation de la convention populaire
12 octobre 1802Massacre de Lauts
2 décembre 1805Bataille de Robersart
17 septembre 1807 - 21 avril 1808Siège de Maris Cantii
23 avril 1808Signature des édits royaux
12 octobre 1808Bataille de Maninghem
14 juin - 28 août 1809Siège de Maris Cantii
15 novembre 1812Bataille de Quesnoy-sur-Scaldis
30 janvier 1813Traité de Brugelette

La Révolution vaseloise désigne une période de bouleversements sociaux et politiques de grande envergure au Vasel. Cette période fondamentale de l'histoire du Vasel a remplacé la monarchie absolue par la monarchie constitutionnelle, période habituellement comprise entre l'insurrection de Maris Cantii, le 5 mars 1802, et au plus tard le Traité de Brugelette du 30 janvier 1813.

La Révolution vaseloise a légué de toutes nouvelles formes politiques, notamment au travers de la Signature des édits royaux qui proclame l'égalité des citoyens devant la loi, les libertés fondamentales, et la souveraineté de la Nation, apte à se gouverner au travers de représentants élus. « Mythe national », ses valeurs et les institutions de la Révolution dominent encore aujourd'hui la vie politique vaseloise. La Révolution a entraîné la suppression de la société d'ordres, une plus grande division de la propriété foncière, la limitation de l'exercice du pouvoir politique et la redéfinition des structures familiales. Elle a créé des divisions immédiates et durables entre les partisans des idées révolutionnaires et les défenseurs de l'ordre ancien.

La Révolution fut marquée par les guerres révolutionnaires face au pouvoir royal jusqu'à la signature des édits royaux puis face aux royalistes treverois, aux indépendantistes mélantois et au Royaume de Branaut.

Les prémices

La société sous monarchie absolue repose sur la suprématie de la noblesse écrasant les 98% de la population vaseloise.

L'essor de nouvelles catégories sociales dans les villes et dans les gros bourgs est indéniable. On distingue d'une part une bourgeoisie marchande ou financière, qui profite de l’enrichissement global, des paysans riches qui peuvent offrir à leurs enfants une éducation, et d'autre part une bourgeoisie de fonctionnaires et d'hommes de loi qui aspire à jouer un rôle politique.

Cependant, face à cette concurrence, la noblesse réimprime le principe de la supériorité de la naissance sur la fortune et l'instruction : c’est la réaction seigneuriale et nobiliaire. La noblesse cherche par ailleurs à optimiser les revenus tirés de l'exploitation de leurs terres avec pour effet d'en priver et d'appauvrir les paysans non propriétaires.

Plusieurs famines successives, dont celles de 1794, vont endeuillés les faubourgs des grandes villes et les campagnes faisant montées la grogne.

Les premières révoltes voient le jour dès 1787, notamment dans le duché de Saint-Martin, mais sont rapidement matés par l'armée royale.

La Guerre de Voekmatt explose en 1795 dans les duchés mélantois, elle dura cinq ans jusqu'en 1800 et fragilisa encore plus le faible équilibre qui maintenait la société vaseloise. Les historiens estiment que ce fut la "goutte d'eau qui fait déborder le vase" et deux années plus tard en 1802 l'Insurrection de Maris Cantii est lancée et la révolution vaseloise avec.

L'insurection de Maris Cantii

Loupe Wiki GC 2020.png Article(s) détaillé(s) : Insurrection de Maris Cantii
Carte des principales confrontations entre 1802 et 1808.

Le 5 mars 1802, sort dans un journal ouvrier, une tribune du musicien, ingénieur et politicien Simon Royer dénonçant les abus du pouvoir royal. Malgré de nombreux articles similaires depuis différents mois par divers personnalités, la tribune de Simon Royer embrase de beau matin le faubourg Thylacine, situé à l'extrémité nord du Port militaire de Maris Cantii et longeant la Citadelle du même nom. Très rapidement, des rumeurs de représailles du Guet Royal s’emparent du petit faubourg mais aussi des quartiers alentours. Les royalistes vivant dans les quartiers insurrectionnelles seront les premiers à subir la colère et la violence des révolutionnaires.

Simon Royer fait apparition dans le faubourg Thylacine vers dix heures sous l'acclamation de la foule et prend contrôle avec ses fidèles du mouvement révolutionnaire. Le Général Ienbrana est averti de la situation dans le même temps et reçoit l'ordre du Roi Georges II de mater l’insurrection quitte à raser les faubourgs autour de la Citadelle rappelant le massacre commit à Saint-Martin en Leu lors de la répression de 1787. Cependant le point de rupture avec le pouvoir royal est atteint lors de la réception de l'ordre royal faisant basculer le général et les 6500 hommes du 43e régiment d'infanterie aux cotés des forces révolutionnaires.

Simon Royer et Jean Ienbrana se rencontrent vers midi et demi rue de l'aiguade alors que les troupes révolutionnaires marchent vers la Citadelle. Le général donne alors accès aux arsenaux de la citadelle aux révolutionnaires peu et mal armés avant de continuer leurs progressions dans les différents faubourgs.

Le Roi n'est mit au courant du ralliement du 43e RI qu'aux alentours de quinze heures alors que le mouvement compte déjà plus de 15 000 hommes armées et prend racine dans tout les quartiers ouvriers du nord de Maris Cantii. Georges II décide alors de prendre personnellement le commandement de la répression royale.

Les premières réelles escarmouches avec l'armée royale se produisent à dix-sept heures Place de Treveri.

Malgré une inexpérience militaire pour une majorité des révolutionnaires, ils repoussent les forces royales jusqu'au pont Catuvellauni, franchissant le Merani, à seulement quelques mètres du Palais royal. La rivière va vite devenir la ligne de front nord de l’insurrection mettant le Palais royal à portée des canons révolutionnaires faisant fuir la monarchie vers Montrault. Dans le même temps, le port militaire est prit sans grandes résistances alors qu'une partie de la flotte royale est dans l'Océan Transgécéen.

Les forces révolutionnaires contrôlent plus de 70% de la capitale lors de l'arrivée des renforts provenant de Treveri le 24 avril 1802. Ce sont plus de 50 000 militaires qui viennent renforcés et remplacés les pertes royales portant à près de 130 000 hommes les forces régulières.

La Marche du Nord

Gravure de l'armée révolutionnaire durant la Marche du Nord.

Le rapport de force d'un pour cinq oblige Simon Royer, Jean Ienbrana et les forces révolutionnaires à quitter Maris Cantii pour Saint-Martin en Leu dans la nuit du 8 au 9 avril 1802 par la Porte de Leuze. Leur disparition n'est remarqué qu'au petit matin lors d'un assaut des forces loyalistes, le roi Georges II ne crois cependant pas à l'abandon des combats et ordonne à l'armée de chercher les révolutionnaires dans les faubourgs de la capitale. Ces fouilles durent près de trois jours avant que des éclaireurs ne rapportent le passage de la troupe révolutionnaire aux environs de Bavincourt.

Le Général Maroyama, commandant de l'armée du Leu, réprimant dans le sang depuis une dizaine années les rébellions dans le nord du pays, est chargé par le pouvoir royal d'intercepté les révolutionnaires. L'officier, grandement marqué par l'abandon et l’oppression des populations du nord, ne souhaite plus ensanglanté les idées révolutionnaires qu'il commence à soutenir depuis quelques mois dans le plus grand secret. Le général ignore l'ordre royal et laisse ses troupes en garnisons derrière les remparts de Saint-Martin en Leu alors que la Marche du Nord prend fin aux portes de la ville dans la soirée du 15 avril 1802.

La rumeur de l'arrivée d'une armée révolutionnaires de quelques 21 000 hommes se propage rapidement dans la matinée du 16 avril éveillant quelques foyers de contestations à travers les faubourgs de la ville, les premières escarmouches éclatent vers 17h sur la rive droite. Le Guet Royal évite les affrontements en attendant l'appui de l'armée du Leu mais connait toutefois 2 morts et 11 blessés à la fin de la journée. Les forts de Saint-Martin, où 50 000 hommes stationnent, connaissent de nombreuses tensions en raison de l'évaporation du Général Maroyama au sein de la journée.

Le Général d'Armée réapparait, le 17 avril à 11 heures, après avoir négocié durant la nuit avec les révolutionnaires Simon Royer et Jean Ienbrana. Une heure plus tard, Aurélien Maroyama annonce à ses troupes son ralliement à la révolution et déclare Saint-Martin en Leu en tant que ville ouverte. La fièvre révolutionnaire embrase la plus grande ville de Vasel pour la 6ème fois en 10 ans et se répand rapidement dans la campagne vaseloise.

La Convention Populaire

Peinture de la proclamation de la convention populaire.

Au départ, cette insurrection ne diffère guère des autres insurrections qui se développent au Vasel depuis quelques années. La différence, vient de la structuration du mouvement et de la mise en place d'une réelle hiérarchie tenue par officiers compétents.

La Convention Populaire est proclamé dès le 18 avril 1802, instaurant la première république de l'histoire du Vasel, dirigée par un conseil provisoire réunissant le Lieutenant Général Royer ainsi que les généraux Ienbrana et Maroyama. Saint-Martin en Leu devient le bastion de la révolution vaseloise, où afflue bon nombre de paysans des campagnes avoisinantes.

Le territoire de la Convention Populaire s'étend sur l'ensemble de l'actuel duché de Saint-Martin dès la fin du mois d'avril 1802 sans grande réaction du Roi Georges II, dépité par la trahison du Général Maroyama et des 50 000 hommes de l'armée du Leu. Il faut attendre le 3 mai pour que l'armée du Maye et l'armée du Fliers ne soient envoyés par le Roi afin d'écraser la Convention Populaire. Lorsque les armées loyalistes font jonction le 16 mai à Tresson, la Convention Populaire s'est alors étendu jusqu'à Lairon au nord et Manauson à l'est regroupant quelques 90 000 révolutionnaires.

Malgré leurs supériorités numériques, les forces révolutionnaires, inexpérimentées pour une majorité d'entre eux, sont repoussés jusqu'à Houplin où le front se stabilise à partir du 20 mai 1802. Le front sud restera immobile pendant près de 3 ans.

Alors que la Convention Populaire progresse dans la Mélantii et se rapproche de Saint-Juliers; son duc, Baptiste de Juliers, y voit l'opportunité d'unifier les duchés mélantois et d'obtenir l'indépendance de la Mélantii tout en évitant les destructions. Baptiste de Juliers rejoint la Convention Populaire le 25 mai, forçant les forces loyalistes assiégeant Houplin à se replier dans la place forte de Froyennes dans la crainte d'un contournement des troupes du Duc de Juliers.

Les années de guérilla

Peinture de guérilla dans l'Évre.

Le retrait des armées loyalistes remotive la Convention Populaire et amplifie les ralliements à travers les campagnes sans toutefois que les forces révolutionnaires ne s'aventurent au sud de Froyennes. Le conflit entre armées régulières s'enlise, laissant place à la première réelle guerre de guérilla à grande échelle.

Le 12 octobre 1802, l'insurrection se propage, 600 paysans se rassemblent à Lauts (Duché d'Évre), mettant en fuite la garnison de la ville, pillant les maisons loyalistes et les caisses du comté, puis dépensent le butin dans les auberges du bourg et des alentours. Dans la soirée, l'armée réinvestie la ville en tirant sur les manifestants puis incendie certains quartiers. La répression y est terrible : entre deux cents à trois cents victimes, hommes, femmes et enfants mêlés sont noyés dans la Vigoune par les troupes loyalistes, alors que l'on dénombre 126 morts par balles et plus 800 disparus dans les flammes.

La nouvelle du massacre de Lauts se répand rapidement dans l'Évre et embrase sa campagne jusqu'alors relativement calme. Cet événement est considéré par bon nombres d'historiens comme le basculement dans la guerre de guérilla et comme tournant de la guerre révolutionnaire. L'armée révolutionnaire s'organise alors en deux corps distinct : l'armée de ligne, constitué des unités militaires de métier, destiné à marcher sur Maris Cantii et à affronter les corps d'armées loyalistes; l'armée du peuple, constitué des civils ayant rejoins les forces de la révolution, participe à la guérilla et à la guerre d'harcèlement face aux contingents locaux.

Du 24 au 29 octobre, Marc-Antoine Bellegarde, à la tête de plusieurs milliers de paysans, tente à deux reprises de s'emparer de Vaulin, dernier bastion loyaliste dans le Duché d'Évre, il est à chaque fois repoussé avec de très lourdes pertes. Les renforts de Baptiste de Juliers avec quelques 15 000 hommes permettent de chassé définitivement l'armée royale le 17 novembre 1802.

Les batailles suivant le siège de Vaulin jusqu'à la bataille de Jallangeaux, le 21 novembre 1805, sont essentiellement des escarmouches, les combats opposent couramment des petites troupes de plusieurs dizaines d'hommes. On peut cependant noter les batailles de Bourg-Jacquet (8 février 1803), Holque (16 avril 1803), Dixmude (8 juin 1804) et Raisance (30 septembre 1805).

La Marche du Sud

Bataille de Robersart
BatailleRobersart.jpg
Peinture du conseil provisoire lors de la bataille de Robersart
Informations générales
Conflit Révolution vaseloise
Date 2 décembre 1805
Lieu Robersart (Duché de Cantii)
Issue Victoire révolutionnaire stratégique
Belligérants
Drapeau Vasel old.png Royaumes de Cantii Drapeau Vasel.png Convention Populaire
Commandants
Drapeau Vasel old.png Michel Leiberich Drapeau Vasel.png Jean Ienbrana
Drapeau Vasel.png Aurélien Maroyama
Forces en présence
50 000 hommes 80 000 hommes
Pertes
4 000 morts au combat
40 000 prisonniers
60 canons
500 morts au combat

Malgré la victoire de Raisance le 30 septembre 1805, le conseil provisoire craint à un siège de Saint-Martin en Leu par l'ouest et commence l'élaboration d'un plan de campagne afin de marcher sur la capitale. L'armée de ligne et l'armée du peuple sont envoyé vers Froyennes afin de faire jonction et d'entamé la Marche du Sud, la seconde armée est intercepté et affaibli de près de 1000 hommes à Jallangeaux, le 21 novembre 1805. La jonction est finalement effectué à 30 km au nord de Froyennes, l'armée unifiée passera la nuit du 1er décembre 1805 à Robersart pendant que des émissaires négocie la reddition des armées du Maye et du Fliers défendant la ville de Froyennes.

Bataille de Robersart

Le Général Ienbrana est en charge du siège de la ville fortifiée, retissant à l'important coût humain qu'impliquerait un assaut sur la ville, l'officier choisit d'attirer les 50 000 loyalistes en dehors des remparts. Idéalement située au sommet du léger faux-plat de Robersart, ce sont quelques 45 000 hommes qui sont dissimulés à la vue des défenseurs. L'apparente inexpérience des troupes ainsi que son faible équipement pousse le général Michel Leiberich, commandant des armées du Maye et du Fliers, à rompre rapidement les négociations afin de vaincre le plus rapidement possible les " paysans " en face de lui.

Le 2 décembre 1805, au petit matin, les 50 000 hommes du général Leiberich prennent place dans la plaine de Robersart après avoir franchi l'un des bras du Leu avec une soixante de canons. Alors que les premières canonnades retentissent, le général Maroyama entame, avec plus de 5 000 Hussards appuyé par près de 500 Cuirassiers du duc de Juliers, une manœuvre de tenaille caché par le faux-plat en franchissant un pont quelques kilomètres en amont.

Peinture de la charge des hussards d'Aurélien Maroyama lors de bataille de Robersart.

Les premières charges de l'infanterie loyaliste sont facilement repoussés par les troupes révolutionnaires et leur artillerie qui est redoutablement efficace grâce à sa position avantageuse. Une tentative de contre-tenaille est effectué sur le flanc ouest afin d'éloigner les fantassins de l'artillerie et de l'unique pont de repli de l'armée loyaliste. L'état major loyaliste pensant toujours être en supériorité numérique et technologique ne prend aucune précaution et jette ses hommes dans le piège.

À 10h30, l'artillerie n'est quasiment plus protégé, la cavalerie loyaliste est décimé par les canons révolutionnaires suite à sa tentative de contrer la tenaille piégée. Le général Maroyama en profite pour surgir dans le dos des lignes royalistes en coupant l'unique point de fuite, le Lieutenant Général Royer découvre les 40 000 hommes dissimulés sous son commandement afin de terminer l'encerclement des troupes loyalistes. L'encerclement et l’infériorité numérique oblige le général Leiberich à capituler aux alentours de 13h.

La défaite loyaliste est lourde de conséquence pour le pouvoir royal, outre la perte d'une des plus importantes villes du pays, le pouvoir perd 50 000 hommes expérimentés tout en équipant les révolutionnaires d'une soixante de canons. La bataille de Robersart est considéré comme l'une des plus grosses erreurs militaires et reste encore maintenant étudié par tout les officiers à travers le monde. Elle marque la fin de la noblesse d'épée et ouvre la route de Maris Cantii à la Convention Populaire.

L'armée révolutionnaire gagne le surnom d'armée de la liberté. Elle reprend le chemin de la capitale après avoir fêter la nouvelle année à Froyennes; le pouvoir royal, incapable de repousser l'avancée révolutionnaire entame des négociations dès le mois de février alors que Jean Ienbrana est à une vingtaine de kilomètres de Larensart, dernier rempart vers la capitale.

Bataille du Leu

L'impasse des négociations et l'énervement grandissant du conseil provisoire pousse le Roi Georges II à attaquer par surprise les armées de la Convention Populaire le 4 juillet 1806.

À 4 heures du matin, les troupes loyalistes commencent à embarquer sur le Leu. Disposés sur le rivage, les soldats sautent dans les barques qui devaient les transporter en amont du fleuve derrière les lignes révolutionnaires. On commence par remplir les bateaux les plus légers. Cependant, certains d’entre eux sont rapidement surchargés. Ils s'engravent et restent immobilisés quelque temps. L'incident retarde quelque peu le déroulement de l'opération de débarquement. Le bruit que les loyalistes font pour remettre les barques à flot donne l'alarme aux postes révolutionnaires qui font feu sur le Leu. Il est environ 5 heures du matin. Les révolutionnaires s’avancent plusieurs fois pour rejeter les fantassins royalistes à la rivière; le quatrième assaut permet de repousser le débarquement censé déborder l'arrière-garde.

Peinture de la bataille du Leu.

À 6 heures, l'avant-garde, subissant de nombreux assauts des forces loyalistes, se replie vers les positions du général Ienbrana. De son coté, le Duc de Juliers réalise une contre-attaque assez vigoureuse malgré une résistance royaliste importante laissant le temps à six bataillons royaux d’arriver en renfort. Cependant, le Duc reçoit, à son tour, le renfort des 5 000 hussards du général Maroyama. Les révolutionnaires effectuent une charge qui permet de repousser les loyalistes qui fuient vers la ville de Larensart puis de Maris Cantii.

À 10 heures, des troupes loyalistes se présentèrent en bataille dans la plaine de Sihl, au nord de Larensart. Se trouvant exposée au feu d'une grande partie de l’artillerie révolutionnaire, cette colonne loyaliste éprouva bientôt une perte considérable en tués ou blessés.

Le général Ballouhey, général en chef de l’armée loyaliste, se vit bientôt pressé par plusieurs côtés à la fois. Les révolutionnaires se jetèrent avec furie sur les loyalistes, achevèrent de rompre leur masse, et couvrirent, en peu de temps, le champ de bataille de morts et de blessés. Les loyalistes se mirent à fuir dans le plus grand désordre. Ienbrana les fit poursuivre par la cavalerie révolutionnaire du général Maroyama achevant de disperser les bataillons royalistes et poursuivit les débris de la colonne jusque dans les faubourgs de Larensart.

À 15 heures, le général Ballouhey fait abandonner les positions de ses troupes afin de d'organiser la défense de Larensart. Les premiers coups de canons touchant les remparts de la ville sont tirés vers 18 heures, la Porte St-Martin est enfoncée à coups de canon par le Lieutenant Général Royer peu avant 20 heures. Le général Ballouhey rend les armes à 23 heures après près de 3 heures de combats dans les rues de la cité fortifiée.

Les pertes de la Convention Populaire se monte à 3 000 tués ou blessés. Celle des loyalistes se monte à 7 000 tués et blessés, 16 000 prisonniers, sept drapeaux et de nombreux canons pris.

Malgré cette victoire, la Convention Populaire est contraint d'immobiliser plusieurs mois sa Marche du Sud dut au manque de munitions et de vivres.

Bataille du Carembault

Peinture de la prise d'Yllois par le 43e RI du général Ienbrana.

Dans leur retraite vers Maris Cantii, les loyalistes font sautés tout les ponts qu'ils rencontrent et établissent la ligne de la dernière chance le long de la rivière Fagne sur la rive gauche du Leu et sur les hauteurs de Carembault sur la rive droite.

Les forces révolutionnaires prennent position à une demi-douzaine de kilomètres de la ligne de défense loyaliste, le 26 août 1808, sans toutefois engager quelconque combat. Les premiers mouvements importants de troupes débutent dans l'après-midi du 31 août laissant deviné un assaut imminent, une avant-garde révolutionnaire composée de dragons s'enfonce de plusieurs kilomètres à travers la ligne de défense durant la nuit du 31 août au 1er septembre, les premiers combats ont lieu à Floing-en-Carembault où les dragons rencontrent un bataillon d'infanterie loyaliste. Le 1er septembre avant l’aube, la bataille commence afin d'enfoncer les lignes royalistes et rejoindre le village de Floing-en-Carembault devant servir de tête de pont et pris quelques heures auparavant par une avant-garde révolutionnaire.

La ligne de la dernière chance est percé à 9 heures au niveau du village de Vendresse puis peu avant 11 heures aux environs de Donchy-en-Carembault, une tenaille se referme sur les 15 000 défenseurs présent dans le triangle Vendresse-Donchy-Floing. Fermement établie dans le village de Floing-en-Carembault, la tête de pont révolutionnaire repousse de multiples contre-attaques loyalistes; la ligne de défense des hauteurs de Carembault s’effondre finalement vers 17 heures lors de la prise du village d'Yllois par le général Ienbrana et son 43e RI.

Dans la capitale, la nouvelle parvient dans l'après-midi du 3 septembre provoquant de nombreux troubles. Le pouvoir royal n'ayant à aucun moment imaginée une défaite des armées loyalistes lors de la Bataille du Carembault, la ville de Maris Cantii est mise en défense dans la précipitation. De nombreux forts protégeant la capitale sont dans un état pitoyable, mal équipés ou encore inachevés.

Premier Siège de Maris Cantii

La campagne marisoise

Siège de Maris Cantii
SiegeMarisCantii.png
Peinture du siège de Maris Cantii de 1808.
Informations générales
Conflit Révolution vaseloise
Date 17 septembre 1807 - 21 avril 1808
(7 mois et 4 jours)
Lieu Maris Cantii (Duché de Cantii)
Issue Victoire révolutionnaire décisive
Chute de la monarchie absolue
Belligérants
Drapeau Vasel old.png Royaumes de Cantii Drapeau Vasel.png Convention Populaire
Commandants
Drapeau Vasel old.png Georges II
Drapeau Vasel old.png Maxime Lehmann
Drapeau Vasel old.png Louis Mace
Drapeau Vasel.png Jean Ienbrana
Drapeau Vasel.png Simon Royer
Drapeau Vasel.png Aurélien Maroyama
Drapeau Vasel.png Baptiste de Juliers
Forces en présence
100 000 soldats
100 000 miliciens et marins
120 000 hommes
Pertes
24 000 morts ou blessés
146 000 capturés
4 700 civils
12 000 morts ou blessés

La défense de Maris Cantii dispose de 200 000 hommes immédiatement disponibles, mais de valeurs combatives très différentes. On y retrouve 100 000 soldats mais également des marins, des guets royaux, des gendarmes et des contre-révolutionnaires issue du peuple.

Les premières unités révolutionnaires font irruption dans le village d'Houtwerp (aujourd'hui rattaché à la commune de Lannoy-en-Carembault) le 17 septembre 1807, les régiments de cavalerie commandés par les généraux Didier Chaucer et Lilian Blaise ont ordre de les harceler. L'armée révolutionnaire s'organise en 14 corps d'armées ayant pour objectif d'encercler la capitale et dont le plus gros des troupes doivent se positionner sur la rive droite du Leu.

Les idées indépendantistes mélantoises du Duc de Juliers se faisant de plus en plus insistante, la Convention Populaire le relègue, avec ses hommes, à un simple rôle d'élément du blocus de la ville lors de l'élaboration des plans du siège. Les généraux craignant une instrumentalisation politique de l'entrée dans la capitale des troupes mélantoises pendant les combats.

Le 18 septembre, les VIIe et VIIIe corps prennent positions dans l'arrondissement de Mastaing alors que le Xe corps est aperçu à proximité de Toufflers. Le IXe corps rejoint, dès le lendemain ,l'avant-garde présente au village d'Houtwerp avec l'ensemble de l’État-major révolutionnaire établissant le grand quartier général de la Convention Populaire.

Durant la journée du 20 septembre, le XIIIe corps révolutionnaire du Duc de Juliers composé exclusivement de mélantois traverse le Leu à hauteur de Galnard-sur-Leu, faisant maintenant partie de la commune de Toufflers, subissant de lourdes pertes lors de la prise du village. Pendant ce temps, l'encerclement de la capitale prend forme sur la rive droite avec la progression des six premiers corps d'armées jusqu'à la Maye, lourdement défendue.

Dans la nuit du 21 septembre, vers 2 heures du matin, le 146e d'infanterie , positionné en avant du fort de Piquet-en-Maye, est subitement attaquée par une reconnaissance d'une centaine de fantassins révolutionnaires appuyés par un peloton de dragons. Après une faible résistance les loyalistes se replient, laissant 12 morts et 34 prisonniers entre les mains de l'ennemi, qui n'ose toutefois pousser plus loin son avancée. À 5 heures du matin, le général Mace engage ses divisions loyalistes sur trois colonnes, protégées par un épais brouillard. À 7 heures, 72 canons du général Mace ouvrent une vive canonnade vers les bois. Surpris, les révolutionnaires commencent à céder du terrain et se retranchent dans les bois de Gondecourt. À 7h30 l'artillerie ennemie apparait à la lisière du bois et réplique. Les loyalistes s'apprêtaient à lancer un assaut décisif, lorsqu'ils reçurent l'ordre de se replier à cause de l’effondrement de l'aile droite se repliant sur la rive opposée de la Maye. À 9 heures, l'ensemble de la première ligne loyaliste s'est repliée derrière la Maye. Les tentatives de traversés des troupes révolutionnaires se heurtent aux lignes de défense établies le long de la rivière. Malgré la violence des combats de la journée, les pertes ne furent pas trop élevées de part et autres.

Situation du siège de Maris Cantii au 7 octobre 1807.

Grâce à la percé sanglante du XIIIe corps de Baptiste de Juliers, le XIe corps prend position dans Camphin-sur-Leu, bouclant encerclement nord de la capitale le 22 septembre.

Les troupes du Duc de Juliers appuyés par le XIVe corps s'engage dans le Pévèle dès le 23 septembre afin d'atteindre Ecquemicourt. La colonne se heurte à la ligne de défense Est de Maris Cantii, dont les fortifications, conçu dans l'éventualité d'une guerre avec le Royaume de Branaut, sont les plus modernes et armées du dispositif défensif de la capitale. Les XIIIe et XIVe corps ne feront jamais tombé la ligne Est, empêchant un encerclement total de Maris Cantii.

Après une semaine d'assauts infructueux, le 26 septembre, le fort des Bergères, le long de la Maye à l'ouest d'Ivergny, tombe aux mains des révolutionnaires, permettant aux Ier et IIe corps de traversé le Maye. Alors que le IIIe corps est stoppé à l'entrer d'Ivergny. Le Ier corps atteint l'océan Atlantide le 7 octobre, après avoir assiégé Hestrusart, terminant l'encerclement ouest de la capitale.

La bataille du fort d'Épinoy (Livry-sur-Leu) est engagé par trois corps d'armées le 9 octobre afin de percer la ligne de défense Nord de la capitale. Alors que le Xe et XIe corps assiègent le fort d'Avron, également situé sur le territoire actuel de Livry-sur-Leu. Les positions sont prises, respectivement le 14 octobre et le 17 octobre, faisant basculé les cinq corps d'armées révolutionnaires vers le fort de la Martelotte (Quesnoy-sur-Leu).

Le front Ouest bascule le 15 octobre lors de la prise du fort d'Ivergny-Sud, dégageant le chemin de toute fortifications jusqu'au Bizet pour les Ier et IIe corps.

Tandis que les forces révolutionnaires combattant à l'Est sont décimés lors des assauts contres les fortifications de Pévèle et des Weppes, le XIIIe corps, comprenant les troupes mélantoises de Baptiste de Juliers, est particulièrement touché.

Le 18 octobre, le fort de (Bizet), essentiellement armées de mortiers, tire de nombreux obus sur les positions de l'avant-garde révolutionnaires du Ier corps, faisant fuir l'ennemi. Une reconnaissance est effectué par des régiments loyalistes en avant du fort, avançant jusqu'Attiches sans rencontrer la moindre résistance. Les combats s'engage dans la nuit avec le IIe corps à proximité du village de Lonny (Attiches), le corps révolutionnaire est forcé de se replier dans la matinée vers Ivergny, coupant le Ier corps du reste du dispositif offensif.

Le fort de la Martelotte, dernier fortin de la ligne de défense extérieur, tombe le 20 octobre, libérant ainsi un couloir de plusieurs kilomètres de large où s'enfonce cinq corps d'armées en direction des remparts de Maris Cantii. Les forts de Wannehain sont abandonnés afin d'éviter toute captures des milliers d'hommes expérimentés et sont réaffectés sur les remparts nord de la capitale. La manœuvre permet aux Ve et VIe corps, jusqu'ici bloqués devant ces forts, de progresser sur les flancs de la colonne d'assaut principale.

La capitale sous le feu révolutionnaire

Les batteries de la citadelle des Confluences et de plusieurs bastions nord entrent en action durant l'après-midi du 23 octobre. Durant la journée, des bataillons loyalistes repoussent les Ier, IIe corps et IIIe corps sur la rive nord de la Maye, reprenant, de fait, le fort des Bergères et les forts d'Ivergny. La contre-attaque loyaliste force l'État-Major de la Convention Populaire à amplifier les assauts sur la citadelle des Confluences, protégeant les portes et bastions nord de Maris Cantii, les troupes révolutionnaires le long de la Maye passent alors du statut d'assaillant à celui de défenseurs afin de protéger le flanc droit des troupes assaillant la citadelle. L'ensemble de l'artillerie est réuni le 24 octobre à portée de la citadelle et commence les bombardements en début de soirée. Un incendie dans un bâtiment du fort se propage au petit matin à l'un des dépôts de poudre, éventrant la citadelle suite à l'explosion entendue jusqu'à Froyennes.

Malgré l'éventrement important de l'ouvrage défensif, il faut attendre le 29 octobre pour voir les premières unités révolutionnaires y pénétrés. La première porte (Porte de Leuze) tombe le 12 novembre, permettant au VIIIe corps d'entrer dans les faubourgs nord de la capitale vaseloise. Une seconde porte est prise le 28 novembre par le Xe corps.

Peinture du siège du Palais Cantiaci.

La bataille de Maris Cantii est la première réelle bataille entre deux armées réglementaires en milieu urbain sur le territoire vaselois et menée par des forces vaseloises. Elle marquera à jamais les techniques de combats dont les enseignements font encore foi de nos jours.

Les forces révolutionnaires atteignent le Merani, à hauteur du pont Catuvellauni, le 17 février. Le général Maxime Lehmann repousse les assauts révolutionnaire jusqu'au 19 avril 1808, où la ligne de défense du Merani cède, ouvrant la route du Palais royal situé à quelques pâtés de maisons seulement. Le palais se retrouve encerclé dès le 20 avril, piégeant le Roi Georges II et les membres de la famille royale n'ayant pas fuit la capitale avant le début du siège.

Des négociations sont entreprises durant la nuit entre loyalistes et révolutionnaires, aboutissant à un cessez le feu puis une reddition du pouvoir royal le 21 avril à 16 heures. Le siège de Maris Cantii prend officiellement fin à 17h00 lorsque les généraux loyalistes remettent leurs armes et les drapeaux de leurs régiments au conseil provisoire de la Convention Populaire dans la cours du Palais Cantiaci. Au terme de 217 jours de siège, on dénombre plus de 24 000 morts ou blessés loyalistes et 12 000 morts ou blessés du coté révolutionnaires, les combats font également perdre la vie à 4 700 civils.

Signature des édits royaux

Loupe Wiki GC 2020.png Article(s) détaillé(s) : Signature des édits royaux

Les prémices de la constitution vaseloise apparaissent lors de la proclamation de la Convention Populaire le 18 avril 1802 à Saint-Martin en Leu. Le conseil provisoire élabore, sous l'égide de Simon Royer, durant les années de guérilla les premières versions des futurs Édits royaux. Cependant, c'est durant le siège de Maris Cantii que le texte est rédiger.

Les édits royaux sont soumis au Roi Georges II dans la soirée du 22 avril 1808 suite à sa reddition lors du siège de Maris Cantii. Il ne les signera que le lendemain matin, après avoir négocié son immunité et celle des troupes ayant combattu durant la révolution. Les édits entrent en vigueur dès le 23 avril à midi.

Un premier gouvernement provisoire est établi à 14 heures, ayant pour ministre des Affaires Générales Simon Royer. Jean Ienbrana est nommé gouverneur militaire de Maris Cantii alors qu'Aurélien Maroyama prend la tête de l'armée en fin d'après-midi. Les premières élections exécutives et législatives sont programmées pour le début de l'année 1809.

À 20 heures, les Royaumes de Cantii laissent officiellement place à la République des royaumes de Vasel.

La Marche des Cantii, composé par Simon Royer en 1803, est adopté en tant qu'hymne national dans la soirée, en même temps qu'avec l'adoption du nouveau drapeau vaselois et la devise Virtus unita fortior, définies dans l'article 193 des édits royaux.

La contre-révolution

Bataille de Maninghem
BatailleManinghem.jpg
Peinture de la bataille de Maninghem
Informations générales
Conflit Révolution vaseloise
Date 12 octobre 1808
Lieu Maninghem (Duché de Retz)
Issue Victoire décisive vaseloise
Belligérants
Drapeau Vasel.png Vasel Drapeau Vasel old.png Treveri
Commandants
Drapeau Vasel.png Aurélien Maroyama Drapeau Vasel old.png Paul Dassler
Forces en présence
94 000 hommes 68 000 hommes
Pertes
600 morts ou blessés 368 morts ou blessés

Le nouveau régime est accueilli favorablement dans la majorité du pays, à l’exception du Grand-Duché de Treveri, conservateur et fortement attaché à l'absolutisme, les nobles et la population treveroise prennent les rênes de la contre-révolution dès le 26 avril 1808, en déclarant illégitime le nouveau pouvoir; la toute jeune monarchie constitutionnelle n'aura connu que quatre jours de paix.

Suite à la sécession du Grand-Duché de Treveri, Baptiste de Juliers, se sentant trahi suite à La Marche du Sud, l'instauration du nouveau régime et la non-indépendance promise du mélantois, décide de ne plus impliqué ses troupes et retourne dans son duché.

Le 1er Mai 1808, le Gouvernement déclare la Nation et la Liberté en danger ordonnant la levée d'une armée de la Liberté. On compte au 5 Mai près de 200 000 volontaires provenant essentiellement des campagnes côtières. Quelques 50 000 militaires complètent ses rangs sous le commandement d'Aurélien Maroyama, alors promu Maréchal de la République, tout comme ses compères Jean Ienbrana et Simon Royer.

Les premiers combats tournent facilement à l'avantage des treverois, démoralisant l'inexpérimentée armée de la Liberté. Des unités treveroises en profitent pour s'aventurer dans le Duché d'Évre et le Duché de Thil. Beauraing tombe aux mains des treverois le 23 juin, suivi de Lairon deux jours plus tard; Brissac est quand à elle déclaré ville ouverte le 3 juillet. Sans parvenir à stopper l'avancé treveroise, l'armée de la Liberté réussit tout de même à ralentir fortement leur progression, permettant l'arrivée de 20 000 soldats d'infanterie aux environs d'Erquinghem durant le courant du mois de septembre.

Le 8 octobre 1808, le Royaume de Branaut, frère ennemi du Vasel, rejoint la guerre civile au coté du Grand-Duché de Treveri afin d'étendre ses possessions territoriales vers l'ouest. Baptiste de Juliers en profite pour rejoindre la coalition en échange de l'indépendance du mélantois. Georges II négocie en secret le retour de la monarchie absolue avec le Royaume de Branaut en échange de possessions territoriales.

La bataille de Maninghem, se déroulant le 12 octobre, est la première bataille depuis la formation de la coalition contre-révolutionnaire. Opposant plus de 90 000 vaselois à presque 70 000 treverois, la bataille est marquée surtout par une intense canonnade au cours de laquelle l' artillerie vaseloise montre sa supériorité. Les deux armées ont assisté à la bataille sans vraiment y prendre part. La retraite des treverois étonne bien des observateurs, on envisage ainsi une négociation entre Maroyama et Dassler (absent au début de l'engagement qui n'aurait été qu'un simulacre), alors que l'armée treveroise est frappé de la dysenterie. La bataille devient une victoire psychologique pour le néo-régime vaselois, marquant sa légitimité et le début de la campagne de Treveri.

L'armée de la Liberté entame sa contre-attaque en direction de Leiplein, remotivé par la victoire de Maninghem alors que pendant ce temps, à l'est, les premières villes tombent aux mains du Royaume de Branaut. Une seconde levée d'hommes est ordonné par le Gouvernement le 18 octobre afin de défendre l'est de la patrie mais peine à passé les 20 000 hommes. L'État major vaselois décide de sacrifier temporairement les duchés à l'est de la capitale afin d'envoyer toutes les troupes disponibles dans le Treveri, les officiers espèrent un dénouement rapide à l'ouest pour ensuite se consacrer au front est. Seul Maris Cantii, sous le commandement de son gouverneur Jean Ienbrana, conserve ses garnisons.

Une course contre le temps s'engage pour les forces vaseloises qui parviennent aux portes de Leiplein le 17 janvier 1809, la ville finalement tombe le 5 février, affaiblissant fortement la contre-révolution treveroise. Les dernières forces contre-révolutionnaires se regroupent aux environ de Brecht, sur la route de Panon, dans l'attente d'un baroud d'honneur; les premiers combats débutent le 17 février vers 8 heures lors de l'embuscade d'un détachement vaselois. Confronté à plus de 60 000 vaselois, les contres révolutionnaires au nombre de 5 000 sont rapidement massacrés, sonnant la glas des treverois qui se rendent peu avant onze heure. Cette bataille marque la fin de la contre révolution treveroise et de la campagne de Treveri. Il faut cependant attendre le mois d'avril pour que les forces vaseloises prennent le chemin du front est après avoir rétabli l'ordre dans l'ensemble du Grand-Duché de Treveri.

La colonne vaseloise est ralenti par de multiples harcèlements mélantois permettant aux forces branuyères d'atteindre la première ligne de défense de Maris Cantii le 14 juin 1809.

Second Siège de Maris Cantii

Défense de Maris Cantii
DefenseMarisCantii.jpg
Peinture de la défense de Maris Cantii de 1809.
Informations générales
Conflit Révolution vaseloise
Date 14 juin 1809 - 28 août 1809
(2 mois et 14 jours)
Lieu Maris Cantii (Duché de Cantii)
Issue Victoire vaseloise
Capture du Duc de Juliers
Belligérants
Drapeau Vasel.png Vasel Drapeau Branaut.png Branaut
Drapeau Mélantii.png Mélantii
Commandants
Drapeau Vasel.png Jean Ienbrana
Drapeau Vasel.png Simon Royer
Drapeau Vasel.png Aurélien Maroyama
Drapeau Branaut.png Nicolas Cardinal
Drapeau Mélantii.png Baptiste de Juliers
Forces en présence
75 000 hommes
270 000 à la fin du siège
110 000 hommes
Pertes
15 000 morts ou blessés 39 800 morts ou blessés

Contrairement au siège de 1808, l'offensive branuyère débute sur la redoutable ligne de défense Est de Maris CantiiBaptiste de Juliers s'était heurté une année auparavant. L'armée de la Liberté prend position juste à temps sur la rive droite du Leu le 18 juin alors que des éclaireurs branuyers viennent de traverser le fleuve.

Des tranchées furent ouvertes à 900 mètres de la ligne de défense. Les premières partaient de Marchiennes et Provoste afin de faire tomber les forts de Vitronnet et Bémomble, avants-postes du dispositif défensif. Les assauts du fort de Vitronnet laissent de nombreuses traces dans les rangs branuyers, contrairement au scénario du fort de Bémomble qui tombe le 8 juillet 1809. Lassé de la lente offensive dans le Pévèle, Baptiste de Juliers, décide d'enfoncer la ligne de défense vaseloise établie sur le Leu en délaissant le flanc droit de l'armée branuyère.

Les mélantois font cédés la défense du Leu à hauteur de Tessancourt-sur-Leu, s'engouffrant à leur insu dans le piège préparé par le Maréchal Maroyama, les quelques 5 000 mélantois s'enfoncent de plusieurs kilomètres avant de rencontrer trois régiments de dragons à Aubers le 16 juillet, ils sont rejoints par plusieurs régiments de cuirassiers et de hussards dans la soirée orientant les mélantois vers le fort de la Martelotte renforcé pour l'occasion. Des bataillons d'infanterie de ligne coupent toute retraire dès la fin de soirée, Baptiste de Juliers comprend alors le piège se renfermant sur lui. Une tentative de percée est effectué le 17 juillet en début d'après-midi provoquant de lourdes pertes, on compte bientôt un ratio d'un pour dix dans la soirée, forçant le Duc de Juliers à la reddition dans la matinée du 18 juillet.

Cette tentative d’héroïsme de la part des forces mélantoises oblige le Royaume de Branaut à reformer un flanc droit à partir de troupes destinées initialement au siège de la ligne de défense, ralentissant fortement cette dernière. Le siège s'enlise et permet à l'État major vaselois d'organiser sereinement une contre-attaque et la futur campagne de Branaut. Le fort de Vitronnet est pris le 5 août au prix de 20 000 hommes, face au manque de munition, la colonne branuyère suspend sa progression au terme du siège du fortin.

La colonne ayant pris le fort de Bémomble utilise quand à elle ses dernières munitions le 7 août, un ravitaillement arrive de justesse le 8 août, quelques heures avant des contacts avec les forces vaseloises. Des unités vaseloises de hussards traversent le Leu le 9 août afin d'harceler la ligne de ravitaillement établie deux jours plus tôt, la ligne est rompu dès le 11 août 1809.

Le 12 août 1809, Baptiste de Juliers accompagné de plusieurs officiers mélantois tente de s'échapper de sa prison marisoise, il est abattu dans sa fuite par des gardes de Cantii. Le Gouvernement ordonne une troisième levée d'hommes le 14 août, ce sont près de 50 000 hommes de 21 à 35 ans qui se portent volontaires afin de repousser les branuyers. La grande contre-attaque vaseloise est lancé le 21 août 1809 par le Maréchal Maroyama, poussant les assaillants, en manque de munitions pour résister aux assauts, à abandonner le siège de la capitale le 28 août 1809.

Au terme de 2 mois et 14 jours d'un siège partiel dont les assaillants ne franchiront jamais le Leu, on dénombre quelques 15 000 morts et blessés du coté vaselois alors que la coalition dénombre quand à elle 39 800 morts ou blessés. L'armée indépendantiste mélantoise décimée a perdu l'ensemble de ses commandants et ne constitue alors plus une menace pour le nouveau pouvoir vaselois; cependant les survivants mélantois et les quelques unités n'ayant pas participer au siège de Maris Cantii contrôle toujours le territoire mélantois.

La reconquête du territoire

La fin du siège de Maris Cantii marque une tournure dans les tactiques militaires de la jeune république, le Gouvernement souhaite éviter au maximum les pertes humaines lors de la reconquête du territoire est du pays. La campagne de Branaut s'engage le 14 septembre 1809 mobilisant 300 000 hommes et femmes, une première dans l'armée vaseloise, ayant pour objectif de repousser l’assaillant au delà de la Scaldis et de reprendre les territoires abandonnés durant la campagne de Treveri.

La première ville importante libérée est Merkem, le 21 décembre, au terme d'un siège de plus de 3 mois où les nouvelles doctrines militaires vaseloises ne voient qu'une petite centaine de morts. Le Gouvernement est enthousiasmé du résultat et impose, à travers la voix de Simon Royer et du Gouverneur militaire de Maris Cantii Jean Ienbrana (tout deux issue du génie militaire), la systématisation des sièges sans assauts. C'est ainsi qu'entre 1809 et 1812, aucune bataille de ligne d'importance n'a lieu, on note cependant les sièges d'Eulong, Nieurlet, Rousdamme, Louze-en-Mélantois, Chimay, Vitsal, Saint-Jean, Landbertsrode ou encore Saint-Juliers durant cette période qui dénombre un petit millier d'hommes tombés au combat du coté vaselois. Les forces branuyères perdent quand à elles un nombre important de soldats fait prisonniers durant les sièges successifs. Le siège de Saint-Juliers marque la fin de la dissidence mélantoise. Au 14 novembre 1812, à la veille de la bataille de Quesnoy-sur-Scaldis, la République des Royaumes de Vasel a retrouvé l’entièreté de son territoire post-révolution.

Bataille de Quesnoy-sur-Scaldis

Bataille de Quesnoy-sur-Scaldis
BatailleQuesnoy.jpg
Peinture de la bataille de Quesnoy-sur-Scaldis
Informations générales
Conflit Révolution vaseloise
Date 15 novembre 1812
Lieu Quesnoy-sur-Scaldis (Duché de Mercoeur)
Issue Victoire vaseloise stratégique
Belligérants
Drapeau Vasel.png Vasel Drapeau Branaut.png Branaut
Commandants
Drapeau Vasel.png Aurélien Maroyama
Drapeau Vasel.png Arnaud Remaut
Drapeau Vasel.png Samuel Vermeersch
Drapeau Vasel.png Alban Duquesne
Drapeau Branaut.png Nicolas Cardinal
Drapeau Branaut.png Pierre Niveld †
Drapeau Branaut.png Maxence Pomeroy
Forces en présence
140 000 hommes 160 000 hommes
Pertes
3 290 morts
18 000 blessés
45 000 morts ou blessés
20 000 prisonniers
160 canons
140 drapeaux

Quesnoy-sur-Scaldis est une importante place forte branuyère situé sur la rive gauche de la Scaldis défendu initialement par près de 50 000 hommes. Le haut commandement branuyer, incapable de repousser les sièges vaselois, prépare une armée de 160 000 hommes afin d'engager un combat en ligne favorable a ces derniers.

La cavalerie du général Niveld, gouverneur de la ville, repoussa avec succès les avant-postes vaselois de Quesnoy-sur-Scaldis le 15 novembre, et le gros de l'armée branuyère commença à occuper la ville dans la nuit. L'armée vaseloise marchait sur Quesnoy-sur-Scaldis, mais demeurait dispersée, et ce, en partie à cause de la multitude de routes et de l'étroitesse de ces dernières (de longues colonnes étant des cibles de choix pour la cavalerie de harcèlement branuyère). Sachant que Maroyama était à proximité et avec au moins trois corps, Remaut dépêcha des messagers afin de demander au Maréchal Maroyama de se hâter. Avec au mieux 26 000 hommes, Remaut obligea Cardinal à envoyer de plus en plus de troupes à travers la Scaldis pour le défaire, usant ainsi ses hommes. En étirant au maximum ses lignes pour les faire paraitre plus grandes, il expose tout son front à la fragilité caractéristique de la stratégie de la ligne mince. Il engage dans un premier temps les tirailleurs branuyers dans le bois de Frénin avec ses propres troupes légères. Il est 3 heures du matin en ce 15 novembre.

Les branuyers ne pouvant prendre pied sur les hauteurs défendues par Vermeersch regroupent leurs efforts sur la route de Quesnoy-sur-Scaldis ; Remaut demande alors à Vermeersch de soutenir son flan, qui s'effrite devant l'attaque branuyère. Vermeersch s'empare alors du village de Bullange, sur cette route, en ralliant le flan affaibli. Vermeersch est repoussé par la cavalerie branuyère, puis elle-même est mise en déroute par un mouvement des troupes de Remaut, qui repousse les branuyers jusqu'à Quesnoy-sur-Scaldis.

L'armée branuyère (160 000 hommes) est maintenant entièrement déployée, mais les troupes de Remaut occupent toujours les positions clefs du champ de bataille, et les branuyers ont le dos tourné à la Scaldis, tandis que leurs communications sont compliquées par le ruisseau coupant la plaine en deux. Le front s'étend alors sur cinq kilomètres.

Remaut put contenir Cardinal jusqu'à l'arrivée des renforts vaselois. 140 000 vaselois se massent alors sur la rive droite de la Scaldis. Les deux camps font usage de leur cavalerie afin d'éclairer puis de harceler les positions ennemies. Cardinal était à présent piégé et devait se battre, car ayant jeté tous ses pontons, rendant toute retraite impossible.

En début d'après-midi, les deux armées sont rangées face à face, prêtes à livrer bataille. Acculés au fleuve Scaldis et massés devant Quesnoy-sur-Scaldis, les branuyers forment un demi-cercle dont l'armée vaseloise occupe la circonférence. C'est une des manœuvres préférées du Maréchal Maroyama : briser le centre pour battre séparément les deux ailes. La ville prise, les ponts détruits pour couper la retraite de l'ennemi et il n'aura plus qu'à culbuter les branuyers à la rivière.

L'attaque commence plus tard, vers 17 heures. Maroyama designe la ville de Quesnoy-sur-Scaldis, il dit : « Voilà votre but, marchez sans regarder autour de vous, pénétrez dans cette masse épaisse quoi qu'il puisse vous en coûter, entrez dans Quesnoy, prenez les ponts et ne vous inquiétez pas de ce qui pourra se passer à droite, à gauche ou à l'arrière. L'armée et moi sommes là pour y veiller ». Le flan droit prend donc la tête de l'attaque générale, et cible la gauche de l'armée branuyère, entassée dans une étroite bande de terre délimitée par le ruisseau du Moulin et par la Scaldis. L'armée vaseloise pénètre directement dans Quesnoy-sur-Scaldis, tandis que les branuyers sont encerclés par le reste de l'armée.

La fumée, provoquée par des milliers de fusils et de centaines de canons, couvre et masque les masses de l'adversaire, si bien que des divisions oblique trop à droite. Maroyama ordonne à un colonel de l'appuyer à gauche. Mais pendant qu'il lui parle ce dernier se fait enlever par un boulet. Un commandant met aussitôt son chapeau au bout de son épée en criant : « Vive la République! En avant ! » Un second coup arrive et le commandant tombe sur les genoux, les deux jambes coupées. Un capitaine succède et fait exécuter le même mouvement. Soudain, le Maréchal Maroyama arrive en personne et encourage ses hommes à grands coups de « Foutre nom de Dieu ». La marche vers la ville reprend, l'ennemi est refoulé malgré l'intervention de la Garde royale branuyère.

Le résultat semble incertain, mais la vaillance des dragons du général Duquesne permet à Maroyama de se dégager. De plus, pour appuyer l'action 36 pièces d'artillerie sont mise à contribution. Ils réalise un exploit : tirant 2 800 boulets à 120 mètres des troupes en progression, ignorant leur feu, l'artillerie vaseloise décime à bout portant les carrés branuyers et fait rebrousser chemin à une charge de cavalerie. Cet apport donne la victoire, une victoire éclatante et totale aux vaselois. En effet, Maroyama repart à l'assaut puis s'empare de Quesnoy-sur-Scaldis et détruit les ponts. Le flanc droit branuyers est culbuté dans la rivière par une dernière charge à la baïonnette.

La victoire est totale vers 22 heures 30.

Les pertes vaseloises s'élèvent à 3 290 tués et 18 000 blessés. Les pertes branuyères sont quand à elle énormes : 65 000 blessés, prisonniers ou tués, 160 canons et 140 drapeaux pris. Les vaselois font en tout 20 000 prisonniers, car dans les deux jours suivant la bataille, les soldats branuyers, exténués, se couchaient dans les champs et se laissaient prendre. Quesnoy-sur-Scaldis, dernière importante place forte sur la Scaldis, est la première conquête vaseloise en dehors du territoire national durant la campagne de Branaut, l'armée branuyère, fortement amoindrie, se replie vers Markedal.

Bataille de Markedal

Bataille de Markedal
BatailleMarkedal.jpg
Peinture de la bataille de Markedal
Informations générales
Conflit Révolution vaseloise
Date 3 - 4 janvier 1813
Lieu Markedal (Duché de Mercoeur)
Issue Victoire vaseloise décisive
Traité de Brugelette
Belligérants
Drapeau Vasel.png Vasel Drapeau Branaut.png Branaut
Commandants
Drapeau Vasel.png Aurélien Maroyama
Drapeau Vasel.png Arnaud Remaut
Drapeau Vasel.png Alban Duquesne
Drapeau Branaut.png Nicolas Cardinal
Drapeau Branaut.png Maxence Pomeroy
Forces en présence
120 000 hommes 90 000 hommes
Pertes
25 000 morts ou blessés 40 000 morts ou blessés
25 000 prisonniers

Durant leur retraite, les soldats branuyers fragilisent et détruisent les ponts enjambant le Choseau. Le 1er décembre, les ingénieurs vaselois commencèrent la construction d'un ponton et de ponts, cette fois-ci bien plus solides que les précédents. Les ponts (trois principaux et 8 secondaires) furent achevés le 21 décembre. La plaine de Choseau devient une gigantesque base de ravitaillement pour l'armée vaseloise, recelant provisions, munitions et troupes. Au 3 janvier 1813, ce sont près de 120 000 soldats vaselois qui stationnent à proximité de Markedal, l'armée branuyere ne comprend que ses ultimes unités, rassemblant péniblement 90 000 hommes.

Le 3 janvier au petit matin, l'artillerie branuyere pilonne intensément les deux villages dans lesquels l'armée vaseloise se déployait. Certains régiment perdent 50 % de leurs effectifs tout en conservant cohésion et efficacité. À midi, toute la zone voisine des villages est aux mains des vaselois. Plus tard dans l'après-midi, l'armée vaseloise forma un demi-cercle avec Remaut à l'extrême gauche, Maroyama au centre, et Duquesne à l'extrême droite, épaulé par deux brigades de cavalerie couvrant son propre flanc droit.

Aux environs de 18 heures, dans le but de commettre une action décisive lui donnant l'avantage au terme de cette première journée, Maroyama ordonna une attaque sur le centre branuyer. L'attaque fut peu coordonnée et s'avéra être désastreuse. Les contre-attaques branuyeres permirent alors de récupérer tout le terrain concédé à Maroyama pendant son offensive. Les combats de rue de Markedal furent un avant-goût de la bataille du lendemain, et se sont caractérisés par une abondance de tirs dits amis.

À son examen de la situation tactique, Cardinal conclut que la relative petitesse du front vaselois et de la profondeur de ses lignes permettaient à Maroyama de frapper et de briser sa ligne n'importe où. Afin d'y remédier, il ordonna une attaque simultanée, à la fois sur les deux flancs vaselois et sur le centre. Une attaque sur le front droit constitua une feinte dans le but d'attirer les réserves vaseloises et de les éloigner. La véritable attaque visait en fait le flanc gauche de l'armée armée vaseloise à Markedal. Si sa stratégie réussissait, les vaselois seraient encerclés, le Choseau coupant toute retraite.

Cependant, la longueur du front branuyer et l'État-Major incompétent eurent raison de la stratégie de Cardinal. À 4 heures, au matin du 4 janvier, les premières attaques branuyeres visèrent le flanc droit vaselois. Peu coordonnée, cette attaque fut interrompue par les hommes de Duquesne.

Au centre, les branuyers réussirent à repousser les divisions vaseloises d'Aurélien Maroyama, abandonnant Akerdlaa, qui tomba aux mains des branuyers sans un coup de feu. Dans le but de repousser les branuyers, Maroyama rassembla 112 canons de tout calibre et forma en son centre une grande batterie, qui arrosa de plomb les colonnes branuyeres. L'artillerie et les attaques de cavalerie stoppèrent leur progression. Le corps de Remaut, qui s'était retiré vers le nord, revint ensuite sous le feu branuyer, et fondit sur leur flanc gauche pendant qu'ils essayaientt de se frayer un chemin dans les arrières gauches de Maroyama. Ce mouvement stabilisa le flanc gauche vaselois.

Pendant ce temps, sur le flanc droit, la situation commença à s'améliorer, Duquesne avançant vers le village de Pellevoisin. La zone voisine au village fut le théâtre d'un combat intense et le corps de Duquesne refoula les troupes de Pomeroy hors du village pour le capturer vers 15h. Duquesne attaque ensuite le flanc gauche.

Une attaque majeure fut maintenant lancée contre le centre branuyer qui avançait, sous le commandement du Maréchal Maroyama, l'officier forma un carré constitué de 8 000 hommes (27 bataillons) et lança cette formation sur le centre branuyer. Ces derniers ripostèrent par un barrage intense d'artillerie et plusieurs attaques de cavalerie légères. Après une féroce mêlée, l'attaque du maréchal s'interrompit sans pouvoir briser le centre branuyer. Elle empêcha cependant Cardinalde pouvoir renforcer son flanc gauche, et les branuyers commencèrent alors à évacuer la position, se retirant dans le désordre vers Port-Scaldis.

Après le combat, épuisées et ayant subi de très lourdes pertes, les forces vaseloises ne peuvent poursuivre leur ennemi. Néanmoins, la situation des branuyers, déjà très difficile avant le combat, devient alors désespérée après la défaite.

La bataille de Markedal s'achève avec plus de 65 000 morts ou blessés, dont 45 000 du coté branuyer, en faisant la bataille la plus meurtrière de la révolution vaseloise.

Traité de Brugelette

Peinture de la signature du Traité de Brugelette.

Cinq jours après la bataille de Markedal, Maroyama rattrape l'avant-garde branuyere obligeant Cardinal à la reddition, un cessez le feu est instauré le 10 janvier 1813 dans l'attente d'un traité de paix. Les premières négociations s'engagent, à Brugelette (Duché de Mercoeur), le 14 janvier, lors de l'arrivée de Simon Royer et Jean Ienbrana. Le Royaume de Branaut sévèrement défait, se retrouvant sans armée, se voit imposé de très dures conditions de paix qui s'amplifient lors de l'arrivée de l'armée vaseloise aux portes de Port-Scaldis, capitale du royaume défait.

Voyant l'évolution des négociations scellant l'ultime espoir d'un retour à la monarchie absolue, le Roi Georges II abdique le 27 janvier 1813, mettant fin à 233 ans de règne des Carembaults. Le gouvernement de Simon Royer, ayant deja pris des dispositions depuis plusieurs mois afin de palier à cette éventualité, appelle dès le lendemain sur le trône François, duc de Baroeuls, de la branche progressiste des Baroeuls (branche encore de nos jours sur le trône à travers François IV) et descendant direct de Stanislas X tout comme son prédécesseur.

Au terme des négociations, le 30 janvier 1813, le Branaut doit céder la totalité de son territoire à l’exception d'une petite poche d'un peu plus de 3 000 km² autour de Port-Scaldis, le roi est sommée d'abdiquer au profit d'un membre de la famille progressiste des Baroeuls, l'armée branuyere est réduite à 25 000 hommes. Dans les faits, le Branaut devient un état associé subordonné économiquement, politiquement et militairement de la République des Royaumes de Vasel. Les territoires annexés deviennent officiellement dès le 31 janvier 1813 le Duché de Mercoeur, le Duché de Scaldis et le Duché de Clamato.

Le Traité de Brugelette marque la fin des guerres révolutionnaires et de la révolution vaseloise, les historiens estiment que près de 100 000 personnes y trouveront la mort.

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